
Dans la guerre (paru chez Actes Sud en 2003), le précédent roman d’Alice Ferney, m’avait particulièrement touchée. Roman bouleversant sur la guerre de 14/18, sur le combat des hommes au front et sur celui des femmes à l’arrière livrées à l’attente et à la solitude, il retrace avec force l’horreur d’un drame humain. J’admire depuis L’élégance des veuves, la sensibilité d’Alice Ferney, sa grande finesse dans l’analyse psychologique des personnages, son écriture élégante, juste, tendre et émouvante. C’est donc avec bonheur que je me suis lancée dans la lecture de son dernier roman Les autres. L’histoire la voici : une famille réunie pour l’anniversaire du fils cadet. Autour de lui, sa mère, son frère, sa grand-mère, sa fiancée et ses amis. Son frère aîné lui offre un jeu intitulé «Personnages et Caractères, un jeu de psychologie qui peut engager de quatre à douze joueurs. Pour l’intérêt de la partie, il est préférable que les participants se connaissent un peu. Ou croient se connaître, ce qui revient sans doute au même. Le jeu leur donnera l’occasion de tester la profondeur et la justesse de leur familiarité. Personnes susceptibles s’abstenir». Lire la suite
dimanche 11 février 2007

Thomas Savage, auteur américain disparu depuis 3 ans encore peu connu en France mais considéré outre-Atlantique comme un classique a écrit 13 romans dont 3 seulement sont traduits en français. C’est peu et c’est dommage !
Consolons-nous car nous avons tout de même à notre disposition Le pouvoir du chien et La reine de l’Idaho pour le découvrir… et les deux en valent la peine si vous aimez les histoires du grand Ouest américain, les personnages complexes, les sagas familiales. Lire la suite
lundi 05 février 2007

Dans quel monde incertain est-elle, cette île de l’Atlantique Sud, balayée par les vents polaires, “ce pot de fleurs égaré dans l’océan le moins fréquenté de la planète à la même latitude que la Patagonie” ? Le narrateur, activiste irlandais voulant fuir “un monde dirigé par des spirales de violence” y accepte un poste de climatologue pour un an. Sa seule compagnie : un Allemand, Batis Caffó, renfermé, bourru, secret, prétendument gardien du phare de cet îlot éloigné de toute civilisation. Toute ? Non. Inexorablement, à la nuit tombée, des créatures humanoïdes surgissant des mers, des monstres amphibies «à la peau froide» attaquent les deux hommes. Lire la suite
dimanche 28 janvier 2007

Ce classique de la littérature enfantine américaine, publié pour la première fois en 1949, est parfait pour initier en douceur les tout petits à la langue de Shakespeare.
On est frappé par le caractère soigné des illustrations de Clement Hurd, très apaisantes et si riches que l’on peut les regarder longtemps avant de s’ennuyer. Lire la suite
mardi 23 janvier 2007

Quand j’ai vu le recueil de Michel Volkovitch sur la table de la librairie, pas un instant je n’ai hésité. Je me suis souvenue, soudain, du plaisir que j’avais à lire, dans la Quinzaine Littéraire - il y a plusieurs années déjà - la précieuse chronique. J’avais presque oublié que mon enthousiasme pour ces petits trésors d’explication littéraire m’avait un jour amenée à déjeuner avec ce professeur éminent. Lire la suite
lundi 22 janvier 2007

Lolita (1955) de Vladimir Nabokov est un chef d’oeuvre, tout le monde s’y accorde. Et pourtant, il est parfois difficile de s’en expliquer sereinement ! Ce roman se présente comme la confession des aventures de Humbert Humbert. Grossièrement, on pourrait dire que c’est un livre sur la pédophilie… dont la construction et la puissance en font un monument. A la lecture, on éprouve ainsi une curieuse sensation de jubilation mêlée de culpabilité. Lire la suite
dimanche 21 janvier 2007

Si vous ne connaissez pas encore l’excellente collection de 10/18, «grands détectives», voici l’occasion de faire une découverte. Le principe : une enquête policière prenant place dans un contexte historique précis. Bien documentés, à l’intrigue souvent bien menée, ces livres sont parfaits pour passer un agréable moment. De plus, le catalogue de la collection est si riche que les amateurs d’Histoire sont sûrs de trouver leur époque fétiche ! Lire la suite
lundi 08 janvier 2007

Joyce Carol Oates nous emmène dans l’Amérique des années 60, celle d’avant l’escalade de la violence qui accompagne la lutte pour les droits civiques, celle d’avant la guerre du Vietnam. En faisant la chronique d’un campus universitaire où le seul fait d’être encore une jeune fille - à marier- « était considéré, sans ironie aucune, comme un avantage », elle trace le portrait d’une société perdue dans ses rêves d’innocence. Lire la suite
lundi 01 janvier 2007
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