La colline aux gentianes - Elizabeth Goudge

lundi 24 novembre 2008

collineauxgentianes.jpgEnthousiaste après la lecture du roman d’Elizabeth Goudge, Le pays du dauphin vert, j’ai poursuivi la découverte de son œuvre avec La Colline aux gentianes. J’ai retrouvé avec bonheur la grâce et la poésie du précédent. Au centre du récit, la même dimension mystique, indissociable de la recherche de la bonheur.

Zachary, marin déserteur de quinze ans qui ne supporte plus la vie à bord, tente d’oublier ses peurs – et de se faire oublier - dans un petit village de l’ouest de l’Angleterre.
Sur la «Colline aux Gentianes», butte surmontée de la chapelle Saint-Michel au-dessus du port de Torquay, le garçon rencontre Stella, douze ans, fille adoptive d’un couple de paysans. Plus qu’une simple rencontre, c’est la communion immédiate de 2 âmes. Tous 2 rêvent d’une vie de sagesse et de douceur, d’un bonheur simple éclairé par la parole divine. Mais Zachary doit affronter son démon et repart en mer pour finir l’apprentissage qui fera de lui un homme. Comme tant d’autres femmes avant elle, Stella l’attendra en priant. Mais elle ira, elle aussi, à la rencontre de son destin en découvrant son histoire et celle de ses vrais parents.
La chapelle Saint-Michel, où les marins se rendent en pélerinage, sera alors leur havre et symbolisera le point de repère et de rencontres des âmes esseulées.

De même que dans Le pays du dauphin vert, les personnages sont attachants, complexes, leurs sentiments analysés avec sensibilité et subtilité. On retrouve le même sens de l’aventure et l’intrigue est parfaitement menée. Quant aux paysages, leur description dégage une impression de grande sérénité, comme si le temps suspendait son vol. Une expression du paradis en quelque sorte.
Moins marquant à mon avis que Le pays du dauphin vert, il mérite tout de même qu’on s’y attarde pour les grandes qualités de son auteure.

Elizabeth Goudge, La colline aux gentianes, Editions Phébus

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