Polar

Gyles Brandreth - Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles

oscarwilde-et-le-meurtre-aux-chandelles-2.jpgImaginez Oscar Wilde menant l’enquête… c’est forcément avec panache. Si en plus, l’intrigue est écrite par un fin connaisseur de son œuvre, soutenue par une excellente traduction annotée et documentée, on ne peut que s’en délecter…

1889. Un homme “d’environ trente-cinq ans – grand, arborant un léger embonpoint et une tenue excessivement recherchée” frappe à la porte d’un immeuble londonien, pressé d’arriver à son rendez-vous. Il n’est pas préparé à ce qu’il va voir… Derrière cette porte, un beau garçon est étendu, les bras repliés, la gorge tranchée… Autour de lui, des bougies qui laissent penser à une cérémonie sacrificielle.
Cet homme, c’est Oscar Wilde, le génie de son époque… et le jeune supplicié un de ses bons amis.
Il ne faut pas longtemps à l’écrivain pour convaincre le narrateur de cette histoire, Robert Sherard, de mener leur propre enquête, d’autant qu’ils sont aidés de leur nouvel ami Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes en personne ! A eux trois, ils vont dépasser les plus fins limiers de Scotland Yard.
Amateurs de bonnes intrigues, n’hésitez pas ! Voici un polar original, intelligent, parfaitement mené, ponctué des bons mots d’Oscar Wilde dans un style qui lui rend hommage avec beaucoup de délicatesse. “L’ennui, voilà l’ennemi. L’aventure est la seule réponse”. Elémentaire, mon cher Oscar !

Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, 10/18, collection “grands détectives”, traduit de l’américain par Jean-baptiste Dupin

2 commentaires jeudi 22 mai 2008

Douglas Kennedy - Cul-de-sac

cul-de-sac1.jpgSi comme moi, vous restez dubitatif devant les récentes publications de Douglas Kennedy, précipitez-vous sur son premier roman Cul-de-sac publié dans la Série noire puis en Folio policier … A coup sûr vous ne serez pas déçu par ce récit cauchemardesque d’un voyage en enfer.
Nick mène une vie d’électron libre sur la côte Est des Etats-Unis. Célibataire, sans boulot fixe… et il aime ça. Jusqu’à ce qu’un soir plus arrosé que les autres, il décide d’aller tâter du kangourou en Australie. Au volant de son combi version camouflage années 70, le voilà sur les routes impitoyables qui traversent le bush. Sa rencontre avec Angie la mal nommée est le début d’une descente aux enfers savamment orchestrée, dont vous ne ressortez qu’à la dernière page, le souffle retenu. En effet, Douglas Kennedy maîtrise l’intrigue à la perfection – et cela est d’ailleurs vrai de tous ses romans. Drôle, caustique, ce récit bien construit foisonne de personnages improbables et déjantés… Et la seule évocation du désert australien vous donnera des suées. Bref, à quelques semaines de l’été, et peut-être des vacances pour vous, voilà une très bonne idée à glisser dans la valise.

Douglas Kennedy, Cul-de-sac, Folio policier, traduit de l’anglais par Catherine Cheval

2 commentaires lundi 11 juin 2007


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