Littérature française

Eugène Savitzkaya - Marin mon coeur

marin-mon-coeur.jpgD’abord il fut sans larmes et ses pleurs étaient secs comme ceux d’un chat mais, alors que lui avait quitté le bain originel, ses yeux, eux, y trempaient toujours et ils roulèrent d’un pôle à l’autre suivant les mouvements des géants et des grains de poussière réfléchissant le soleil.” C’est une histoire d’amour entre un père et son fils, l’histoire d’un père qui regarde son fils grandir et recueille son premier souffle, ses premiers mots, son premier baiser, sa première fourmi, sa première groseille. Son émerveillement simple et pur, comme l’est celui des enfants.
Savitzkaya note tous ces fragments, toutes ces premières fois, comme autant de clichés, et ne perd rien de ce qui fait la fragile magie de l’apprentissage.

Certes, c’est “un roman en mille chapitres dont les neuf dixième sont perdus” car l’on perd trop vite ces milliers d’instants ou de petits gestes qui passent et que l’on laisse s’envoler. Mais il a su garder ceux qui comptent. Lui le géant avec son fils Marin le nain, qui des deux est le plus émerveillé ? L’enfant qui découvre ou l’adulte qui guide ? L’enfant apprend tandis que l’adulte réapprend. “Une partie du nain lui devenait aussi proche que sa propre chair mais l’autre partie lui demeurait totalement étrangère. Il décida alors de ne plus chercher à surprendre ce qui rapprochait le nain de sa propre personne mais bien plutôt ce qui l’en éloignait.”
Voici un magnifique poème d’amour, drôle, délicat et inventif, superbement écrit. Un roman qui me touche peut-être encore davantage que je sens en moi mon petit bonhomme, pressé lui aussi de “se frayer un passage vers la lumière” et de commencer avec nous une nouvelle histoire. Devant nos yeux ébahis, il réorganisera le monde à sa façon et nous le redécouvrirons ensemble.

Eugène Savitzkaya, Marin mon coeur, Editions de Minuit.

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Léonara Miano - Contours du jour qui vient

Léonora Miano, Contours du jour qui vient Ce livre, qui reçut le Prix Goncourt des Lycéens à l’automne dernier, m’a été conseillé par un ami libraire. En l’achetant, j’ai un peu hésité à l’emmener avec moi en vacances… La quatrième de couverture disait : ” Après la guerre qui a ravagé le Mboasu, cet Etat imaginaire et ô combien réel d’Afrique, le pays est exsangue.” Voici un livre, sans doute excellent me dis-je, sans doute de la trempe d’un Kourouma, mais avais-je vraiment envie de m’y plonger à ce moment précis… J’ai quand même fait confiance à cet ami et aux lycéens. Et j’ai découvert une auteure vraiment remarquable. Contant les aventures d’une petite fille à la recherche de sa mère au coeur d’un pays en plein désastre, elle ne tombe jamais dans le sentimentalisme ni le pathos. Au contraire, elle décrit avec beaucoup de dignité un personnage animé par une pulsion de vie malgré les ténèbres qui l’entourent.

Le récit de la petite Musango prend racine dans un terrible événement : après la mort de son père, sa mère ne peut plus s’occuper d’elle, et s’est laissé dire par la sorcière Sésé que la petite était à l’origine de tous ses malheurs, qu’elle était habitée par le mal. Aussi, après avoir tenté de la tuer, sa mère finit par la chasser du foyer. La petite n’a que 9 ans. La faillite du pays s’accompagne d’une montée en puissance des cultes millénaristes annonçant la fin du monde. Mais Musango fait preuve déjà d’une grande sagesse : la sagesse des enfants meurtris. Elle sait que les sectes ne font qu’épaissir les ténèbres. Musango, quoi qu’il arrive, sera du côté de la vie. “Je saurai m’aimer sans que tu m’y aides” dit-elle à l’adresse de sa mère.
Musango, s’en va donc livrée à elle-même, sans vêtement ni nourriture. Après quelques temps, elle se retrouve vendue à des individus aux noms étranges : Lumière, Don de Dieu et Vie éternelle… “Ils ont monté leur affaire : ils font dans l’arnaque spirituelle et la traite des femmes.” Musango est emmenée au fin fond de la brousse et sert de soubrette dans un de camp de filles en partance pour l’Europe. Son séjour y dure trois ans, pendant lesquels elle observe les manipulations de Vie éternelle visant à “transformer les filles en mort vivants pour qu’elles servent leur maitre sans rebuffade”. Quand enfin, elle parvient à s’échapper de cet endroit, ironie du sort, c’est au temple de ses ravisseurs qu’elle atterrit où elle assiste à de plus terribles scènes encore.

Elle s’échappe à nouveau, et sa volonté de revoir sa mère s’affirme comme condition de possibité de son avenir. Son parcours intiatique se poursuit et les rencontres avec des femmes continuent : Musango la vieille dans la grotte du village des pêcheurs, Kwin sur le marché, madame Mulonga la directrice de son ancienne école, qui la recueille dans sa maison et l’accompagne à la recherche de sa mère., mais en vain Une fois de plus, Musango s’en va, car la fille de madame Mulonga lui est hostile.

Cette fois plus que jamais déterminée à retrouver sa mère, et elle se rend dans le quartier de sa famille maternelle, lieu épouvantablement pauvre et sale. Musango reverra bien le visage de sa mère. Mais celle-ci lui reprochera d’avoir disparu… Peu importe, c’est auprès de sa grand mère et aux cotés du garçon Mbalé, que Musango a trouvé la vérité et la paix. Ecoutez les paroles de la vieille femme : “Ce que vous devez faire pour épouser les contours du jour qui vient, c’est vous souvenir de ce que vous êtes, le célébrer et l’inscrire dans la durée. Ce que vous êtes n’est pas seulement ce qui s’est passé mais aussi ce que vous ferez. Si la paix qui est aussi l’amour s’allie à la vérité, qui est une autre figure de la justice, ce que vous accomplirez sera grand.”
“Ici les contes ne servent pas à endormir mais à éveiller.”

Contours du jour qui vient, Léonora Miano, Plon 2006

A lire aussi :
L’Intérieur de la nuit, Plon 2005, disponible en Press Pocket

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Jean-Paul Dubois - Vous plaisantez, monsieur Tanner

vous-plaisantez.jpgSorti l’an dernier avec le succès que l’on sait, vient de paraître en poche ce petit texte truculent grâce auquel je viens de passer un très agréable moment. “Travaux, on sait quand ça commence” pour reprendre le titre d’un film… Quand Paul Tanner hérite de la maison de son oncle et plaque tout afin d’assurer les colossales rénovations, il ne sait pas encore “le porte-avion d’emmerdements” sur lequel il vient de s’embarquer. Se succèdent alors une galerie d’artisans improbables, de duos inédits - dont la ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé n’est pas fortuite – qui vont plonger le narrateur dans une profonde perplexité voire une grave dépression. Si le sujet n’est pas vraiment original, le style parfait, l’humour mordant et les personnages hauts en couleurs suffisent. Tout le monde a connu cette situation au moins une fois et cela fait du bien d’extérioriser sa hargne. Ça se lit en un rien de temps, c’est un petit bonheur dont il ne faut pas se priver. A éviter seulement si vous prévoyez de gros travaux cet été pour ne pas ajouter à la pression.
En voici un extrait : “Je n’avais pas le choix. Entrepreneurs et maîtres d’œuvres m’établissant des devis équivalant au PNB du Nicaragua, je devais en passer par là : entrer dans les recoins obscurs du travail au noir, pénétrer ce maquis de paroles évasives, de promesses flottantes, de talents approximatifs, de tarifs changeants, de délais élastiques, découvrir un monde hors taxes, hors norme, hors la loi, peuplé de débutants hésitants, de vieux rusés, de retraités chafouins, de branleurs somptueux, de génies caractériels, de fous complets, de demi-fous, d’irresponsables, de menteurs, de hâbleurs, d’arnaqueurs, un monde instable, prêt à sombrer pour un mot de trop, un coup de vent, un verre de vin, un monde où il manque toujours quelque chose, un outil, une planche, du sable, un sac de MAP, un tuyau, du courage, de la brasure.”

Jean-Paul Dubois, Vous plaisantez, monsieur Tanner, Editions de l’Olivier et Points Seuil.

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Marie Ndiaye - Un temps de saison

Connue pour ses pièces de théâtre, telles que Hilda, mise en scène au théâtre de l’Atelier à Paris il y a quelques années, ou Papa doit manger entrée au répertoire de la Comédie Française, Marie Ndiaye a obtenu le prix Femina en 2001 pour son septième roman Rosie Carpe. A la fois cauchemar teinté d’humour, satire du malaise de la société moderne, fable sur l’impossibilité de la communication, Un temps de saison, écrit à l’âge de 27 ans, témoigne déjà d’une grande maîtrise de son art.

C’est un drôle de rêve, très étrange comme toujours, dans lequel nous entraîne la magnifique langue de Marie Ndiaye. Tout commence assez banalement. Herman, le professeur de mathématiques, en vacances au village, s’en va chez la fermière voisine chercher son épouse Rose et son fils. L’inquiétude s’installe tout doucement, car voilà trois heures qu’ils ont disparu, alors que la pluie tombe de plus en plus fort. Sa visite chez la voisine ne le renseigne pas, et la description minutieuse qui nous est faite de la scène (peut-être un des meilleurs passages du livre) introduit le malaise : la voisine ne manifeste qu’une amabilité irréprochable mais totalement indifférente à l’égard du professeur.

Le roman bascule dans l’étrange lorsque Herman se heurte au silence des villageois. La disparition de Rose et de son fils n’est pour eux pas un événement. Etre de raison de par sa profession, Parisien en vacances soucieux des qu’en dira-t-on, Herman entre dans une sorte de torpeur, qui le paralyse et l’empêche de chercher activement les siens. Il est au village, somme toute, un étranger. Depuis toutes ces années qu’il vient passer ici ses vacances, il n’a noué aucune espèce d’amitié avec les habitants. Après une scène cocasse à la gendarmerie, où il ne trouve aucune aide, Herman se décide à rencontrer le plus haut dignitaire du village, le maire, pour l’informer de cette disparition. Le lecteur est plongé dans la perplexité, tant Herman semble incapable de prendre la situation en mains ni même de s’inquiéter outre mesure pour les siens…

C’est à ce moment que l’on pénètre dans un univers proche de celui du rêve, où l’on va de découverte en découverte, plus insensée les unes que les autres mais qui semblent pourtant découler d’une logique mystérieuse. Herman apprend par exemple que l’hiver dure dix mois dans ce village et que la pluie ne cesse d’y tomber en l’absence des vacanciers, que les petites facades du village cachent des maisons troglodytes, que le village est dirigé par la mystérieuse corporation des commercants, tous à la recherche d’une maximisation des profits. Le village prend défintivement le dessus sur lui, et Alfred, président du comité des fêtes, le convainc sans difficulté de s’installer à l’hotel, dans la chambre adjacente à la sienne. Herman lâche prise et sa maigre volonté est réduite à néant. C’est en se fondant dans la vie du village et en faisant oublier son origine qu’il reverra les siens, lui assure Alfred.

En effet, au bout de quelques temps, Herman finira par croiser les ombres de sa femme Rose et de son enfant, installés chez le marchand de chaussures (!)… Mais alors, on ne sait plus qui dans l’histoire est la véritable âme en peine…

Marie Ndiaye, Un temps de saison, éditions de Minuit, disponible dans la collection “double”

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Nicolas Beaujon - Le patrimoine de l’humanité

nicolas-beaujon-patrimoine-humanite.jpgQuand on est sur le point de devenir une star du rock et que personne ne le sait encore à part vous, mais qu’on vit à Paris et qu’après tout, il faut bien manger, on passe le concours d’”agent de contact”, comprenez gardien de musée… Notre narrateur, à défaut de galvaniser les foules en délire - mais rassurez-vous, c’est temporaire - encadre les foules touristiques d’un célèbre musée parisien… et nous révèle les secrets bien gardés de la conservation du patrimoine de l’humanité.

Un premier roman sympa et enlevé qui réserve bien des sourires : la situation d’un gardien de musée aux prises avec les aiguilles de l’horloge qui semblent ne pas avancer, les pauses salvatrices, l’enfer de l’administration et de sa hiérarchie, les grèves - tout de même, il ne faut se faire usurper sur les minutes de pause - cela a pour nous tous un air de déjà-vu, déjà entendu et on prend un certain plaisir à observer notre pauvre rocker se débattre avec ça, d’autant que certains collègues sont particulièrement “gratinés”… Ce qu’on sait moins, c’est que la fonction d’agent de contact peut rendre complètement dingue ! On passe donc un bon moment. Mais n’en attendez pas plus, il n’a pas d’autre vocation !
“Un dimanche ensoleillé, j’ai failli y passer. Slimane avait repéré un objet suspect devant lequel j’étais passé trois ou quatre fois sans me douter que je risquais gros. Un landau. Comment reconnaît-on un landau suspect d’un landau normal ? Slimane, plus ancien que moi, n’a pas été peu fier de me montrer son professionnalisme : “Regarde dans ce landau, tu ne vois pas quelque chose de suspect ? ” J’ai jeté un coup d’oeil et n’ai strictement rien vu, pas même un bébé. “Justement ! s’est écrié Slimane, s’il n’y a pas de bébé, c’est qu’il y a peut-être une…” Comme un groupe de touristes débarquait dans la zone, Slimane s’est aussitôt mis à siffloter, les mains dans le dos l’air de rien. Et moi qui prenais cet agent pour un débile léger ! Il m’a fait signe de le rejoindre à l’écart du groupe, puis furtivement m’a soufflé à l’oreille droite : “une bombe, mon vieux”. Bien vu l’ancien.”

Nicolas Beaujon, Le patrimoine de l’humanité, Editions du Dilettante.

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Je voudrais tant que tu te souviennes

dominique-mainard.gifC’est une chanson qui nous ressemble… celle que nous raconte Dominique Mainard dont je viens de découvrir avec bonheur l’univers subtil et sensible.

Je voudrais tant que tu te souviennes est une histoire de femmes, celle d’une jeune fille d’abord, Julide dont la vie est désespérément tracée par ses parents. Fiancée à un cousin à l’âge de seize ans, elle perd peu à peu l’innocence et la pureté qui étaient les siennes. Celle d’une femme ensuite, Mado solitaire et secrète avec qui la tante de Julide s’est liée d’amitié. Après le départ précipité de cette dernière, Julide et Mado restent très proches soutenant chacune à leur manière la solitude de l’autre. Mais voilà qu’arrive en ville un inconnu dont Mado tombe éperdument amoureuse. Malgré ce bonheur possible, enfin à portée de main, Julide s’obstine à vouloir la tenir éloignée de l’homme, au prix d’une cruauté envers Mado dont elle ne se savait pas capable. Pourquoi ?

Comment ces personnages, cette histoire d’amour improbable, ces rencontres impossibles peuvent-ils nous transporter et nous émouvoir autant ? C’est le pouvoir d’imagination et la beauté de l’écriture de l’auteur, tout en nuances, en sensibilité et en pudeur qui donnent à ses personnages une consistance et une humanité troublante. L’écriture prend ici un sens particulier, magnifique, originale et raffinée, elle sublimerait toutes les histoires, de la plus banale à la plus incroyable.Voici assurément ma belle rencontre de la semaine.

Dominique Mainard, , Editions Joëlle Losfeld

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Les autres

les-autres.jpg Dans la guerre (paru chez Actes Sud en 2003), le précédent roman d’Alice Ferney, m’avait particulièrement touchée. Roman bouleversant sur la guerre de 14/18, sur le combat des hommes au front et sur celui des femmes à l’arrière livrées à l’attente et à la solitude, il retrace avec force l’horreur d’un drame humain. J’admire depuis L’élégance des veuves, la sensibilité d’Alice Ferney, sa grande finesse dans l’analyse psychologique des personnages, son écriture élégante, juste, tendre et émouvante. C’est donc avec bonheur que je me suis lancée dans la lecture de son dernier roman Les autres. L’histoire la voici : une famille réunie pour l’anniversaire du fils cadet. Autour de lui, sa mère, son frère, sa grand-mère, sa fiancée et ses amis. Son frère aîné lui offre un jeu intitulé «Personnages et Caractères, un jeu de psychologie qui peut engager de quatre à douze joueurs. Pour l’intérêt de la partie, il est préférable que les participants se connaissent un peu. Ou croient se connaître, ce qui revient sans doute au même. Le jeu leur donnera l’occasion de tester la profondeur et la justesse de leur familiarité. Personnes susceptibles s’abstenir».

On imagine donc aisément la suite. De révélations chocs en confidences trop intimes, le jeu tourne vite au massacre : les autres ne sont jamais ceux que l’on croit et l’on ne se connaît jamais vraiment soi-même. Pas de quoi s’étonner a priori. La vraie originalité du roman réside plutôt dans sa construction en trois parties : la même soirée est en effet traitée de trois façons différentes : la première rend compte des pensées des personnages durant la partie, la deuxième est celle du dialogue entre les personnages et la troisième est vue par le narrateur omniscient. Ces trois modes de narration éclairent peu à peu ce qui est en train de se dérouler dans le salon de ce pavillon tranquille.

On retrouve ici toutes les qualités que j’apprécie chez la romancière. Véritable exercice de style maîtrisé, il démontre parfaitement son sujet : nous n’apparaissons jamais tels que nous sommes et nous en souffrons. Nous voudrions partager notre douleur, nos doutes, nos joies avec l’autre mais la pudeur, la peur, la honte nous empêche de nous dévoiler. Cela est justement vu et décrit.

Je ne suis malheureusement pas entrée dans cette histoire. A aucun moment je n’ai voulu savoir la suite de ces vies, de ces non-dits, lots de chaque famille, de chaque être humain. Les trois parties quoique différentes sont de fait assez répétitives car tout est su dès la première… et l’on s’ennuie.

Je passerai donc sur ce roman et vous conseille plutôt de découvrir, si ce n’est pas déjà fait, Dans la guerre, La conversation amoureuse ou L’élégance des veuves, tous parus chez Actes Sud en Babel.

Alice Ferney, Les autres, Actes Sud

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Le Talisman de la Villette

le-talisman-de-la-vilette.jpgSi vous ne connaissez pas encore l’excellente collection de 10/18, «grands détectives», voici l’occasion de faire une découverte. Le principe : une enquête policière prenant place dans un contexte historique précis. Bien documentés, à l’intrigue souvent bien menée, ces livres sont parfaits pour passer un agréable moment. De plus, le catalogue de la collection est si riche que les amateurs d’Histoire sont sûrs de trouver leur époque fétiche !
Sixième volet de la série des enquêtes du libraire Victor Legris dans le Paris de la fin du XIXe siècle, Le Talisman de la Villette débute par la découverte d’un corps de femme devant les sinitres octrois des abattoirs : secrets, faux-semblants, meurtres, Paris est une fois de plus le théâtre de crimes sordides. Une enquête pour l’intrépide libraire de la rue des Saint-Pères !
Comme toujours, Paris est parfaitement reconstituée, la gouaille de l’époque savoureuse et l’enquête prenante. Tel un véritable feuilleton populaire, on s’attache aux péripéties des personnages haut en couleurs et les situations sont plus rocambolesques les unes que les autres.
Si je vous conseille de commencer plutôt par le premier de la série, Mystère rue des Saint-Pères, afin d’apprécier pleinement les caractères des personnages, vous pouvez aussi vous plonger directement dans cette nouvelle aventure…

Découvrez la série de Claude Izner en 10/18 «grands détectives» :

Mystère Rue des Saint-Pères
• La Disparue du Père Lachaise
• Le Carrefour des Ecrasés
• Le Secret des Enfants-Rouges
• Le Léopard des Batignolles

1 commentaire lundi 08 janvier 2007

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