Bernard Giraudeau – Les dames de nage

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«Il faut être comme l’arbre à papillons, prêt à accueillir le bonheur et tu verras, il viendra sur ton épaule. C’est un jour de grande fatigue, en fermant les yeux que je l’ai vu.»
Toi, ami voyageur qui n’a pas encore ouvert ce livre, écoute… écoute bien car tu vas entendre chuchoter le vent dans les dunes et sentir son souffle sur ta peau. Écoute.
Ce livre te parlera des hommes et des femmes qui les rendent fous, il te dira la beauté du monde, il te montrera l’amour, il te racontera la vie qu’on brûle par les deux bouts, qu’on tente de rattraper, de comprendre parfois. Il couvrira ton corps de couleurs, il te contera la mort, et le temps qui nous tient, l’amour idéal qui « dort sous les paupières ». Il te dira notre humanité blessée, à la recherche fragile du bonheur. Il te parlera de nous, de l’instant impossible à capturer, de l’émerveillement enfantin. Il t’emmènera par-delà les mers, par-delà les rêves, le regard bleu toujours fixé sur l’horizon pour te faire entendre l’écho d’un rire, d’une souffrance.
Mais ton voyage dût-il durer 1000 ans et te faire parcourir le monde entier, c’est vers toi qu’il t’amènera d’abord.
Toi, ami voyageur, prends le temps d’aimer l’écriture sensuelle et poétique de cet écrivain, marin, aventurier, amoureux. Prends le temps d’aimer ces histoires émouvantes et sincères que son grand talent de conteur rend inoubliables.

Bernard Giraudeau, Les dames de nage, Points Seuil

Anne-Marie Garat, Dans la main du diable

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A la veille de la Grande Guerre, Gabrielle et sa tante Agota se rendent au ministère de la guerre pour y apprendre la mort de Endre, le fils d’Agota, survenue en Birmanie dans des conditions inexpliquées. De lui, ne restent qu’une vieille malle et quelques oripeaux, dont Gabrielle, sa fiancée, ne peut se contenter. Plus encore, l’annonce de la mort de son grand amour lui paraît inconcevable. Aidée par un fonctionnaire du ministère, elle décide de mener une enquête et découvre l’identité de l’homme qui a accompagné Endre dans ses derniers moments. Elle parvient rapidement à se faire engager comme institutrice dans la famille de celui-ci. Mais ses découvertes dépassent tout ce qu’elle avait imaginé. Secrets de famille, secrets d’état, elle se retrouve vite au cœur d’une histoire qui la dépasse. Elle s’est glissée «dans la main du diable»…  Le roman ne saurait pourtant se résumer pas à cette intrigue. Portrait complet de la société française avant la guerre, il explore toutes les facettes de la modernité en marche : débuts du cinématographe, condition de la femme, industrialisation galopante. Voilà ce qui le rend passionnant. Lire la suite

Albert Sanchez Piñol, La peau froide

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Dans quel monde incertain est-elle, cette île de l’Atlantique Sud, balayée par les vents polaires, «ce pot de fleurs égaré dans l’océan le moins fréquenté de la planète à la même latitude que la Patagonie» ? Le narrateur, activiste irlandais voulant fuir «un monde dirigé par des spirales de violence» y accepte un poste de climatologue pour un an. Sa seule compagnie sera un Allemand, Batis Caffó, renfermé, bourru, secret, prétendument gardien du phare de cet îlot éloigné de toute civilisation. Toute ? Non. Inexorablement, à la nuit tombée, des créatures humanoïdes surgissant des mers, des monstres amphibies «à la peau froide» attaquent les deux hommes. Que veulent-elles ? Prendre possession des lieux. Les deux hommes isolés, frères d’armes unis par leur seule volonté de survivre, installent la résistance. Très vite, elle seule a encore un sens. L’étau se resserre autour d’eux à mesure que la nuit australe, si démesurément longue, s’installe. Roman fantastique au suspense angoissant, La peau froide vous tiendra en haleine par le rythme effréné des attaques des monstres. La description progressive de l’île, ce no man’s land, ainsi que celle des créatures, accentue la sensation d’angoisse et le malaise du lecteur. Lire la suite

Thomas Savage, La reine de l’Idaho

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